Samedi 29 août 2009
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Et bien voilà, après un mois de travail acharné, tantôt à Argelès, tantôt à Pyla sur mer, pour finir les deux dernières semaines à la base fédérale d'Hendaye: le niveau 4 est passé. En
plus, je n'en demandais pas tant, mais j'ai eu l'agréable surprise de finir major de ma promo sur un total de 9 candidats, dont malheureusement l'un a foiré sa RSE.
La première semaine s'est passée chez Sylvain à Argelès. Fabrice m'entraînait pour la préparation physique: pendant qu'il partait former des niveaux 2, je passais mon temps à faire des
aller-retours entre le bateau et la côte, tantôt en PMT -palme masque tuba -, tantôt en capelé -c'est à dire avec le scaphandre sur le dos. Je pense qu'une fois, j'ai dû faire pas loin des
1000 mètres en capelé (l'horreur quoi ...). Puis des ateliers étaient organisés pour m'entraîner au sauvetage mannequin en mer, et à l'épreuve d'apnée.
Au cours de la deuxième semaine, je suis parti faire valider la compétence 5 - guide de palanquée- chez Patrick à Pyla sur mer, puis j'en ai profité pour travailler les remontées assistées.
Troisième et quatrième semaine:
Dimanche 16 Aout 2009, au soir, arrivé à la base fédérale d'Hendaye pour 2 semaines. J'étais quelque peu stressé, j'avais entendu dire maintes choses du style:
tu vas voir, c'est l'esprit commandot, t'as plutôt intérêt d'être prêt. En fait il y a beaucoup de conneries là dedans, il est bien évident qu'il ne faut pas arriver les mains dans les poches -
c'est comme partout- , puis de toutes façons, j'estime que la rigueur, celà n'a jamais fait de mal à personne, bien au contraire. Les moniteurs ne sont pas là pour nous massacrer, ils ont
simplement quinze jours pour transformer des plongeurs lambda en guides de palanquées allant emmener des premières bulles à 20 mètres et des niveaux 2 à 40 mètres.
Certes pendant quinze jours, on a bossé, bossé; on en a fait des descentes dans le bleu , des remontées sans embout de 20 mètres, des remontées force, des
assistances; mais on a aussi beaucoup progressé, on a appris à gérer toutes sortes de situations.
Le matin, c'était réveil à 7h30, petit déjeuner et départ pour entraînement surface -nage, apnée ou mannequin selon les jours, suivi d'une plongée à 40 ou à 30. On
repartait ensuite au centre pour bosser la théorie.
Les après-midi, on repartait à nouveau pour entraînement surface, puis plongée à 25 ou 20 mètres selon les jours, suivi d'un retour au centre pour 1h30 de
théorie.
Une partie des locaux de la Base fédérale d'Hendaye.
Ah, le bateau: impressionnant non ?
Et encore, vous n'avez pas vu l'intérieur.
Si vous regardez d'un petit peu plus près, vous vous apercevrez qu'il y a deux rangées de blocs de chaque côté, le gonflage s'effectuant directement via les flexibles anti-fouet visibles en
noir.
Allez, c'est parti pour le 800 mètres PMT.
Qu'est ce que çà fait du bien un petit 800, on en redemenderai bien un autre, non ?
Et l'examen dans tout çà?, et bien il a eu lieu Jeudi 27 et vendredi 28 Aout.
Jeudi matin:
- Départ pour 800 mètres palme masque et tuba chronométré.
- Ensuite, plongée à 40 mètres:
- Descente dans le bleu, de façon rectiligne, sans vriller, puis stabilisation à 40 mètres - règle des 39/41, donc interdiction de remonter au
dessus de 39 ou de descendre en dessous de 41: puis sans délai, enlever son masque, et le remettre après deux cycles ventilatoires au minimum, puis lâcher et reprise d'embout.
- Ensuite, réaction et intervention sur des signes divers, puis dégagement rapide de la zone sur panne d'air avec prise en charge de l'assisté
jusqu'à 30 mètres. A 30 mètres, fin de l'exercice, gestion de la remontée à la vitesse des petites bulles jusqu'au palier.
- Ensuite, examen théorique de physique: Nos amis Archimède, Mariotte, Dalton étaient présents biensûr. Mais aussi un problème de gonflage, et un problème de compartiment
directeur.
Jeudi après-midi:
- Epreuve d'apnée à 10 mètres: descendre sous les 10 mètres en apnée, inscrire son numéro sur la tablette immergeable et remonter tranquillement en oubliant pas d'effectuer
le tour d'horizon avant de percer. Les canards et le temps d'apnée sont pris en compte dans la notation.
- Epreuve de remontée sans embout de 20 à 5 mètres à vitesse contrôlée: éliminatoire si temps de remontée inférieur à 45 secondes.
- Epreuve de Démonstration Technique avec Handicap: remonter un plongeur syncopé sans l'aide des gilets après lui avoir remis son détendeur en bouche, à la bonne vitesse,
avec arrêt à 5 mètres, puis tractage jusqu'à la bouée. Lors de cette épreuve, il m'avait l'air bien lourd mon coco, c'est dire que j'ai envoyé tout ce que je pouvais, on s'est retrouvé dans la zone
des 12 mètres, et c'est alors que j'ai fortement ralenti pour faire un arrêt net à 5 mètres, puis remontée hyperlente jusqu'à la surface, signe de détresse et tractage jusqu'à la bouée. Mais purée,
qu'est ce qu'elle était loin cette bouée, il fallait donc palmer, palmer.
- De retour au centre, on s'est tapé 3 autres épreuves théoriques: tables de décompression, physio et accidents de plongée. Tout y est passé: respiration d'O2 en
surface, description des échanges gazeux, ADD....
Vendredi matin:
- Epreuve de nage 500 mètres en capelé - c'est à dire avec tout le matos sur le dos-. Eliminatoire si temps de réalisation supérieur à 12 minutes.
- Epreuve d'assistance à 30 mètres: Descente à 30 mètres, et là, le moniteur n'allait pas bien, il a fallu le remonter à la bonne vitesse avec arrêt obligatoire à
5 mètres. Biensûr, il fallait aussi le rassurer pendant la remontée.
- Ensuite retour au centre pour passer l'épreuve théorique de réglementation.
Vendredi après-midi:
- Epreuve de sauvetage mannequin: parcourir 100 mètres en PMT, descendre à 5 mètres en apnée pendant 20 secondes au moins, percer la surface, récupérer pendant 10
secondes au plus, redescendre en apnée pour récupérer le mannequin situé à 5 mètres, puis le tracter sur une distance de 100 mètres en maintenant ses voies aériennes hors de l'eau. Epreuve
éliminatoire si temps d'apnée inférieur à 20 secondes, si voies aériennes immergées, ou si épreuve non réalisée dans un temps inférieur à 8 minutes.
- Epreuve de matelotage: exécuter et donner les avantages et inconvénients des noeuds suivants : noeud de chaise, noeud de cabestan, un noeud d'arrêt - j'ai effectué un
noeud de huit-, puis noeud de pêcheur. Ensuite il fallait énoncer la liste du matériel obligatoire sur le bateau.
- Nous avons terminé par l'épreuve orale de matériel: Et là, j'ai dû expliquer sur des dessins les principes de fonctionnement d'un premier étage à piston compensé et non
compensé avec leurs avantages et inconvénients. Ensuite, je suis passé au tableau pour expliquer les principes de fonctionnement d'un compresseur à étage, pour finir par la description d'un
décanteur et la réglementation sur les blocs: requalification, régime TIV...
Si c'était à refaire, je ne sais pas si je recommencerai, mais quel bonheur une fois que c'est fait. Les épreuves en individuel ne sont pas compliquées, mais c'est l'enchainement des épreuves les
unes à la suite des autres qui est à la fois fatiguant et stressant, sachant que chaque épreuve est éliminatoire.
Encore un grand merci pour tous les moniteurs et organisateurs de ce stage. Ils ont toujours été là pour nous donner le maximum de conseils afin de conduire à bien l'ensemble des épreuves.
Et bien évidemment, comme j'ai terminé major, j'ai dû réaliser une épreuve suplémentaire. Vous la trouverez en regardant les deux vidéos ci-dessous.
Bizutage: épreuve loupée.
Epreuve réussie cette fois-ci.
Nos moniteurs.
Enfin, c'était vraiment un moment inoubliable.....
Par Posidonie
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